Argeles sur Mer
Argelès-sur-Mer (en catalan Argelers ou Argelers de la Marenda) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Ro
ussillon. Ses habitants sont appelés les Argelésiens.
Géographie
Célèbre station balnéaire située sur la côte sablonneuse, Argelès a pour communes limitrophes : Elne, Palau-del-Vidre, Saint-André, Sorède, Espolla, Banyuls-sur-Mer, Saint-Cyprien et Collioure.
Histoire
Origines
Sans aller jusqu'à la mythologie qui voudrait qu'Hercule ait fondé Argelès, il est certain que le territoire de la commune était occupé par l'homme dès les temps préhistoriques, la présence de deux dolmens et d'un ossuaire de l'âge des métaux l'atteste.
Historiquement, la première mention remonte à 879 en tant que « Villa de Argilariis ». Le nom est ensuite repris au Xe siècle sous les formes « Argelarium, Argelaria, Argileria ». Comme les choses ne sont jamais simples, il existe deux explications possibles pour ce nom :
un lieu planté de genêts épineux (en catalan argelac ou argelaga). Cette étymologie, qui apparaît dans les armoiries de la ville, ne résiste ni à l'analyse linguistique, ni à la comparaison avec les nombreuses localités qui portent des noms identiques ou similaires.
un ruisseau aux rives argileuses. Les origines latines pourraient être soit "argillarum rivus" = "le ruisseau des argiles", soit "argilla ripa" = "à la rive en argile" , soit "argilla ripis" = "aux rives en argile". Les mots latins employés sont argilla = "argile", "rivus" = "ruisseau" et "ripa" = "rive". Par nature, c'est évidemment le nom d'un lieu-dit qui a précédé l'existence du village à son endroit. Or, il est fort probable qu'Argelès ait commencé à côté d'un gué sur la Massane, gué très important par son trafic ; il s'agissait du gué où devaient converger deux voies : d'une part, la Via Domitia côtière, voie venant d'Elne (en gros à l'emplacement de l'actuelle Avenue Charlemagne) ; d'autre part, la voie venant du gué de Nidolères sur laquelle se sont créés vers l'an 800 Saint-Genis et Saint-André. Si on trace sur la carte une droite depuis la rive droite face à Nidolères à ce gué Massane-Charlemagne, cette droite passe sous des voies droites actuelles traversant St Genis et St-André. Cette seconde voie devait être aussi de première importance, car les chariots plein de fer à exporter venant du Vallespir, et des Aspres convergeaient probablement au gué de Nidolères, puis empruntaient ensuite cette voie pour aller au port de Collioure. Les chariots lourds devaient être très gênés par l'argile des rives tant qu'elles n'ont pas été bien équipées pour ne pas être glissantes.
La seconde est plus satisfaisante et après avoir fait un sondage de vérification vers le fameux gué , il conviendrait d'adopter définitivement cette explication, tant pis pour les genêts.
Pour l'origine du nom du hameau de Taxo d'Avall, voir Collioure
Périodes pré-catalane et catalane
La ville, après avoir été sous la dépendance directe des comtes du Roussillon, passa entre les mains des rois catalans puis aragonais. Elle fut au centre des affrontements entre les rois de Majorque et ceux d'Aragon, aux XIIIe et XIVe siècles, et, en 1298, un traité de paix y fut signé entre Jaume II de Majorque et Jaume II de Catalogne-Aragon. Le traité ne dura guère, puisque, en 1344, la cité était assiégée par Pere le Cérémonieux, qui finira par assujettir le royaume de Majorque. D'autres épisodes militaires viendront encore troubler le calme de la ville ; ainsi, elle fut assiégée par Louis XI dans la seconde moitié du XVe siècle.
Temps modernes
La ville passa dans le Royaume de France à partir de 1659.
Elle fut assiégée par les troupes espagnoles du général Ricardos en 1793.
Depuis les années 1950, la ville d'Argelès accueille des milliers de touristes sur l'ensemble de son territoire.
Camp de concentration
L'histoire contemporaine d'Argelès est marquée par un épisode douloureux : en 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchirent la frontière et furent enfermés par les autorités françaises dans un véritable camp de concentration qui fut nommé Camp de concentration de Argelès-sur-Mer, situé juste au nord de la plage d'Argelès. Cette situation, qui dura de nombreux mois, est encore bien présente dans l'esprit des habitants d'Argelès et, même s'ils n'en furent pas les responsables, ils conservent la honte d'un épisode tragique de leur histoire. Ce camp devint durant la Seconde Guerre mondiale un Centre de Rassemblement des Étrangers avant d'être transformé en septembre 1941 en chantier de jeunesse.
Argelès d`aujourd'hui
Depuis le début du XXe siècle, la population d'Argelès est en constante augmentation, la ville s'agrandissant entre village et plage et vers la plaine, en respectant le massif des Albères. Le recensement de 1999 montre une impressionnante augmentation de 2000 habitants en 9 ans.
Jumelages
Hürth (Allemagne) depuis 1988
Montgat (Espagne) depuis 1990




