Guide Catalogne
Catalogne
La Catalogne est une communauté autonome d'Espagne avec un statut de communauté historique et reconnue comme « réalité nationale », depuis le 19 juin 2006, au sein de l'Espagne. Elle est située au nord-est de la péninsule Ibérique et a pour capitale Barcelone.
Elle couvre une superficie de 31 950 km² (6 % de la superficie de l'Espagne) et comptait 7,5 millions d'habitants en 2010 (17 % de la population espagnole).
Historiquement l'appellation Catalogne ou Principauté de Catalogne concerne un territoire plus étendu, formé par le territoire actuel auquel s'ajoutent le département des Pyrénées-Orientales hormis la région des Fenouillèdes (France), la Franja de Ponent (Communauté autonome d'Aragon) et la Principauté d'Andorre. Afin de distinguer la Catalogne administrative de la Catalogne historique, les Catalans utilisent souvent la dénomination Communauté autonome de Catalogne ou de manière plus populaire les quatre provinces.
La Catalogne est entourée par la Communauté valencienne au sud, l'Aragon à l'ouest, la France au nord, l'Andorre au nord-ouest, et la mer Méditerranée à l'est.
Ses langues officielles sont le catalan, l'espagnol et l'aranais (une variété d'occitan).
Elle comprend quatre provinces :
Barcelone (en catalan et en espagnol, Barcelona)
Gérone (en catalan, Girona ; en espagnol, Gerona)
Lérida (en catalan, Lleida ; en espagnol, Lérida)
Tarragone (en catalan et espagnol, Tarragona).
Les trois plus grandes villes sont Barcelone, L'Hospitalet de Llobregat et Badalona.
La Catalogne est divisée en 41 comarques (comarca en catalan), administrations locales supra-municipales (dont la taille moyenne se situe entre celle des cantons français et celle des arrondissements français).
La Moreneta, la Vierge noire de Montserrat, et d'autres faits sont attachés au personnage de Guifred le Velu, qui serait né en 852 à Rià en Conflent, considéré comme le fondateur de la Catalogne.
Charles le Chauve qui, en 870, vient de lui donner les comtés d'Urgell et de Cerdagne (Cerdanya), lui demande de lui prêter main forte contre les Normands.
Dans la bataille, Guifred est atteint par une flèche. Le soir, l'empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d'or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d'un geste, les quatre barres rouge donnant ainsi à la Catalogne, ses armes d’or à quatre pals de gueules.
L'origine des armes des comtes de Barcelone est attribuée, avec plus de vraisemblance, à une proximité avec la papauté, dont les couleurs sont le rouge et le jaune. Une autre théorie voit dans le mariage de Raimond-Bérenger III de Barcelone et de Douce de Provence l’origine de l’écu aux quatre pals. C’est en effet dans la vallée du Rhône et le Piémont alpin que les écus avec décor comportant des pals sont les plus nombreux.
Les armes des comtes de Barcelone sont devenues les couleurs de la Catalogne et forment notamment son drapeau, dans lequel les pals sont devenus des bandes horizontales (fasces en termes de blason). Elles sont communément appelées les "Quatre Barres".
L'autre emblème de la Catalogne est le Burro Català, l'âne catalan.
Étymologie
Écrit au XIIe siècle, ce document est considéré comme le premier document écrit en catalan.Le nom de de la Catalogne a commencé à être utilisé au XIIe siècle en référence au groupe de pays qui composaient la Marche d'Espagne, qui sont progressivement devenus indépendants de la France. L'origine du terme est sujette à diverses interprétations. La théorie principale suggère que Catalogne provient de l'expression « terre de châteaux », ayant évolué vers le terme castlà, le dirigeant d'un château. Cette théorie suggère donc que le terme castellà aurait été un synonyme.
Une autre théorie suggère que Catalogne vient de Gothia, la « terre des Goths », depuis que la Marche d'Espagne aurait été l'une des terres des Goths, ce qui aurait dérivé en Gothland et en Gothlandia. Cependant, cette théorie est critiquée. En effet, la fin "-lunyà" du nom catalan "Catalunya" oriente, sur le plan linguistique, vers une expression latine "Gotia Longa" (ou "Gota lonna") = "Gothie étendue" (jusqu'à Barcelone), autrement dit "Grande Gothie" par opposition à ce qui serait la "petite Gothie" du IXe siècle connue sous le nom de Marquisat de Gothie. Cette interprétation est corroborée par la forte admiration des ancêtres Goths entretenue localement pendant les IXe siècle et Xe siècle qui ont vu l'affirmation du Comté de Barcelone.
Une autre théorie pointe la Lacetani, une tribu ibérique qui vivait dans la région, et dont le nom, en raison de l'influence romaine, pourrait avoir évolué en Katelans puis en Catalans.
Climat
Le climat de la Catalogne est varié. Les zones peuplées et situées sur la côte de Tarragone, Barcelone et Gérone sont caractéristiques d'un climat méditerranéen. L'intérieur (y compris la province de Lleida et la partie intérieure de la province de Barcelone) abrite principalement un climat mi-méditerranéen mi-continental. Les pics des Pyrénées sont caractéristiques d'un climat montagnard, voire d'un climat alpin sur les plus hauts sommets.
Dans la région méditerranéenne, les étés sont secs, chauds et humides, et la température maximale est d'environ 30 °C. L'été est la saison pluvieuse dans les vallées pyrénéennes avec de fréquentes tempêtes. L'hiver est frais ou froid selon la localisation. Il neige souvent dans les Pyrénées, et il arrive qu'il neige à basse altitude, même près de la côte. Globalement, le printemps et l'automne sont généralement des saisons pluvieuses.
L'intérieur de la Catalogne est très chaud et sec en été. La température peut atteindre 35 °C, voire certains jours 40 °C. Les nuits sont plus froides que sur la côte, avec des températures de l'ordre de 14 °C à 16 °C. Le brouillard n'est pas rare dans les vallées et les plaines, il peut être particulièrement résistant et peut être accompagné par des périodes de bruine verglaçante au cours de l'hiver près de la Sègre et d'autres vallées de rivières.
Statut légal
La Constitution espagnole de 1978 déclare que l'Espagne est une nation indissoluble qui reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des régions qui la constituent. La Catalogne, aux côtés du Pays basque et de la Galice, a été mise à part du reste de l'Espagne comme une « communauté historique ». Compte tenu de la capacité d'accéder à l'autonomie, cela a entraîné en 1979 le statut d'autonomie de la Catalogne. Dans un processus débuté par l'Andalousie et achevé en 1985, les 14 autres communautés autonomes ont obtenu leurs propres statuts d'autonomie. Après 2003, il y a eu une série d'amendements concernant les divers statuts d'autonomie (notamment, aux côtés de la Catalogne, ceux de l'Aragon, la Communauté valencienne, les îles Baléares et les îles Canaries).
Le statut d'autonomie de 1979 et l'actuel, approuvé en 2006, déclarent que la Catalogne, en tant que nationalité, exerce son autogouvernance comme une communauté autonome, conformément à la Constitution et au statut d'autonomie de la Catalogne, qui est un droit institutionnel de base.
Le préambule de 2006 sur le statut d'autonomie de la Catalogne affirme que le Parlement de Catalogne a défini la Catalogne comme une nation, mais que la Constitution espagnole reconnaît la Catalogne comme une réalité nationale. Le préambule n'a pas de valeur juridique, donc le statut est le même que ce qu'il était en 1979, c'est-à-dire une communauté autonome. Bien que ce statut ait été approuvé à la fois par le parlement catalan et par le parlement espagnol et, plus tard, par un référendum en Catalogne, il a été juridiquement contesté par les Communautés autonomes environnantes de l'Aragon, des îles Baléares et par la Communauté valencienne, ainsi que par le Partido Popular. Les objections sont fondées sur divers aspects tels que le patrimoine culturel et le principe de « solidarité entre les régions ». En novembre 2008, le tribunal constitutionnel est chargé d'évaluer la constitutionnalité des articles en cause. Le 10 juillet 2010, elle récuse les nouveaux statuts qui sont non conforme à la constitution sur plusieurs points tels que la notion de nation, de justice autonome, des impôts. Ceci entraine une manifestation rassemblant plus d'un million d'autonomistes ou indépendantistes le lendemain.
Histoire
Comté carolingien depuis la conquête de Charlemagne (801), la Catalogne naît au IXe siècle. Sa langue, le catalan, très proche au Moyen Âge de celle du Sud de la France actuelle (l'occitan), se développe à partir du IXe siècle. Le "père fondateur" de la Catalogne serait Guifred le Velu nommé comte de Barcelone en 878 au Concile de Troyes. Guifred le Velu est l'ancêtre de la dynastie de Barcelone, qui va construire peu à peu l'État catalan autour du comté de Barcelone, notamment en rejetant la suzeraineté des rois de France.
En 1137, le comte de Barcelone épouse l'héritière du royaume d'Aragon. A ce moment naît la couronne d'Aragon qui va développer un mode d'administration original, très décentralisé pour répondre aux fortes différences tant politiques qu'économiques ou linguistiques des deux parties du royaume.
La Catalogne va atteindre son apogée au travers de la couronne d'Aragon. Celle-ci va étendre son influence sur le sud de l'Espagne, Pays Valencien et en Méditerranée. Les rois d'Aragon vont prendre possession de la Sicile, du Royaume de Naples et temporairement de la Sardaigne et de la Corse dont ils sont à l'origine du drapeau à tête de maure. Les almogavres, mercenaires catalans, vont créer un éphémère duché en Grèce. Ceci explique l'usage de la langue catalane de nos jours au Pays Valencien, aux Baléares et dans un bourg de Sardaigne, l'Alguer.
La frontière avec la France est fixée par le traité de Corbeil de 1258, après l'échec de l'intervention catalano-aragonaise lors de la Croisade des Albigeois. Le Roussillon et le nord de la Cerdagne dépendent alors du comté de Catalogne.
La Catalogne va amorcer son déclin à la disparition du roi Martin Ier l'Humain, dernier souverain de la dynastie de Barcelone, mort sans héritier en 1410. Pendant trois siècles les Catalans se rebellent à de nombreuses reprises pour défendre leurs droits face à un pouvoir de plus en plus centralisateur et cherchent à échapper à l'effort militaire de l'empire espagnol.
Quatre évènements se détachent :
En 1410 une guerre de succession éclate. La dynastie castillane des Trastamare soutenue par le Pape, l'Aragon et la Castille, s'impose.
En 1462 une rébellion se produit contre Jean II de Trastamare. À cette occasion, le Roussillon et la Cerdagne sont donnés en gage au Roi Louis XI qui l'occupe militairement.
En 1640 la révolte des Moissonneurs (Segadors) éclate. Les Catalans s'opposent au très centralisateur ministre Olivares qui veut supprimer leurs privilèges locaux pour les faire participer à l'effort de guerre. Les Catalans révoltés font appel à Louis XIII, proclamé comte de Barcelone. Au traité des Pyrénées son fils Louis XIV conclut avec le roi d'Espagne un partage de la Catalogne. Le Roussillon et le nord de la Cerdagne rejoignent le royaume de France. Le chant des Moissonneurs est l'hymne national catalan.
La guerre de succession d'Espagne s'achève le 11 septembre 1714 par la prise de Barcelone par les franco-espagnols. La Catalogne avait choisi le camp des Habsbourg plus libéraux que les Bourbons. Cette défaite est à l'origine de la fête "nationale" en Catalogne (Diada Nacional de Catalunya). La Catalogne sort brisée et soumise de cette épreuve. Il faut attendre plus d'un siècle pour voir la Catalogne renaître.
Annexée à l'Empire français par Napoléon Ier du 26 janvier 1812 au 10 mars 1814 et divisée en quatre départements, elle s'industrialise rapidement ensuite au XIXe siècle et obtient un statut d'autonomie en 1932. Son promoteur est Francesc Cambó. Ce statut sera suspendu en 1939, la Catalogne avait été l'avant dernière région à résister jusqu'au 14 février 1939, durant la Guerre d'Espagne. Madrid et Valence tombent les dernières: la première le 28 mars et la deuxième le lendemain.Franco, victorieux, proclame la fin de la guerre le 1er avril 1939.
Avec le retour de la démocratie, la Généralité de Catalogne (Generalitat de Catalunya) est recréée en 1978, grâce au retour d'exil de son président: Josep Tarradellas. Celui-ci occupe le poste en intérim jusqu'aux élections de 1980, qui voient Jordi Pujol, nationaliste catalan de centre droit plusieurs fois emprisonné sous la dictature de Franco, être élu président de la Généralité. Il occupera ce poste pendant six mandats consécutifs.
Langues
Originaire du territoire historique de la Catalogne, le catalan en est une des trois langues officielles et a joui d'un statut particulier depuis l'approbation du statut d'autonomie de la Catalogne de 1979, qui déclare qu'il est le langage « propre à la Catalogne. Les autres langues qui ont un statut officiel sont l'espagnol, qui a un statut officiel dans toute l'Espagne, et l'aranais (un dialecte de l'occitan gascon, parlé dans le val d'Aran).
Sous la dictature franquiste, le catalan fut, jusque dans les années 1970, exclu du système d'éducation public et de toutes les autres institutions officielles et publiques. Il était même interdit de donner aux enfants des noms catalans. L'exode rural en provenance d'autres zones de l'Espagne a également réduit l'usage social de la langue dans les zones urbaines. Dans une tentative visant à inverser cette tendance, le rétablissement de l'autonomie des institutions de la Catalogne a entrepris une politique linguistique à long terme visant à accroître l'utilisation du catalan et a, depuis 1983, promulgué des lois qui visent à protéger et à étendre l'usage du catalan. Certains groupes considèrent ces efforts comme une manière de décourager l'utilisation de l'espagnol, tandis que d'autres, y compris le gouvernement catalan et l'Union européenne considèrent cette politique comme une politique de respect, ou même comme un exemple « qui devrait être diffusé dans toute l'Union.
Aujourd'hui, le catalan est la langue principale du gouvernement autonome de Catalogne et des autres institutions publiques qui relèvent de sa juridiction. L'éducation publique de base est donnée en catalan, sauf pendant deux heures par semaine où l'on apprend l'espagnol. Les entreprises sont tenues d'afficher toutes les informations (par exemple, les menus, les affiches), au moins en catalan, sous peine d'amendes, mais il n'existe aucune obligation d'afficher ces informations en aranais ou en espagnol, bien que ce soit souvent fait, en particulier en espagnol. L'utilisation des amendes a été introduite dans la loi linguistique de 1997 qui vise à accroître l'usage du catalan. La loi garantit que le catalan et l'espagnol peuvent être utilisés par les citoyens, sans préjudice, dans toutes les activités publiques et privées, mais que l'enseignement primaire ne peut être dispensé qu'en langue catalane.
Selon l’enquête linguistique réalisée en 2008 par le gouvernement de la Catalogne, qui diffère sensiblement de celle de 2003, une majorité revendique l'espagnol comme la langue à laquelle elle s’identifie (46,5 % pour l'espagnol contre 37,2 % pour le catalan; en 2003 les chiffres étaient de 47,5 % pour l'espagnol et 44,3 % pour le catalan; entre-temps la part de ceux qui s’identifient autant à l’une qu’à l’autre langue a progressé, passant de 5,0 % à 8,8 %). Dans la vie de tous les jours, l’usage habituel du catalan est passé de 46,0 % à 35,6 % (de 47,2 % à 45,9 % pour l’espagnol; et de 4,7 % à 12,0 % pour l’emploi indistinct de l’une comme de l’autre). 55,0 % des citoyens ont déclaré l'espagnol comme langue maternelle, pour 31,6 % le catalan (en 2003, respectivement 56,1 % et 36,2 %), et 3,8 % déclarent deux langues maternelles (contre 2,5 % en 2003). Enfin, 94,6 % des personnes interrogées déclarent comprendre le catalan; 78,3 %, le parler; 81,7 %, le lire; 61,8 % l’écrire (les chiffres pour l’espagnol sont respectivement de 99,9 %, 99,7 %, 97,4 % et 95,6 %).
Aussi, grâce au statut d'autonomie de 1979, l'aranais (une variété du gascon) est devenu officiel et a été soumis à une sauvegarde spéciale dans le val d'Aran. Ce petit espace de 10 295 habitants est le seul endroit où un dialecte de l'occitan a reçu un statut officiel. Puis, le 9 août 2006, lorsque le nouveau statut est entré en vigueur, l'occitan est devenu officiel dans toute la Catalogne.
Économie
L'économie catalane se distingue dans le contexte espagnol par un profil industriel plus élevé. La répartition des secteurs est la suivante :
Secteur primaire : 2,8 %
Secteur secondaire : 37,2 % (Espagne : 29 %)
Secteur tertiaire : 60 % (Espagne : 67 %)
En 2007, le PIB régional de la Catalogne était de 202 509 millions d'euros et le PIB par habitant était de 24 445 €. Cette même année, la croissance du PIB a été de 3,7 %. Dans le contexte de la crise financière de 2008, la Catalogne devrait subir une récession de près de 2 % de son PIB régional en 2009.
La Catalogne est la première destination touristique de l'Espagne. Les principales destinations touristiques de la Catalogne sont la ville de Barcelone, les plages de la Costa Brava à Gérone et la Costa Daurada de Tarragone. Dans les Pyrénées, il existe plusieurs stations de ski. Les touristes viennent essentiellement d'Espagne et du Portugal, et dans une moindre mesure du Benelux et de la France.
Les caisses d'épargne ont une grande implantation en Catalogne. Dix des 46 caisses d'épargne espagnoles sont catalanes. La Caixa est la première caisse d'épargne de l'Europe. La première banque privée d'origine catalane est Banco Sabadell, qui occupe le quatrième rang des banques privées en Espagne.
La Bourse de Barcelone qui représente, en 2004, près de 205 milliards d'euros d'échange, est la deuxième bourse d'Espagne après la Bourse de Madrid. Fira de Barcelona organise des congrès de caractère international sur les différents secteurs de l'économie.
La principale dépense économique pour les familles catalanes est l'achat d'une maison. Selon les données de la Société d'estimation du 31 décembre 2005, la Catalogne est, après Madrid, la deuxième communauté d'Espagne où le prix du logement est le plus cher : 3 397 euros pour un mètre carré sont payés en moyenne. Par villes, cependant, Barcelone est la ville la plus chère d'Espagne, avec un prix moyen de 3 700 euros au mètre carré[réf. nécessaire]. (Voir Bulle immobilière espagnole)
Politique
José Montilla est depuis 2006 le 128e président du gouvernement de la Catalogne, la Généralité de Catalogne, à la tête d'une coalition tripartite de gauche "catalaniste et progressiste", après les élections du 1er novembre 2006. Il a remplacé Pasqual Maragall i Mira, Président de 2003 à 2006. De 1980 à 2003, la vie politique catalane a longtemps été dominée par Jordi Pujol de Convergence et Union, une coalition de deux partis nationalistes de centre-droite.
La Catalogne dispose de sa propre autonomie dans certains domaines. Elle a en charge 33 compétences. Le 3 novembre 2005, le parlement catalan a adopté le projet de loi de réforme du statut de la Catalogne, qui a ensuite été débattu devant l'assemblée parlementaire espagnole à Madrid. Après des discussions ayant montré des divisions, et une révision à la baisse négociée par le président du gouvernement espagnol et le chef du premier parti catalan, le projet a été adopté par l'assemblée et proposé aux Catalans par référendum. Malgré certains indépendantistes ayant appelé à voter non (car le projet ne reconnaissait pas la Catalogne comme nation, ne lui laissait pas la totale maîtrise des impôts, des ports et des aéroports), presque 75 % des votants l'ont accepté le 18 juin 2006. Cependant le taux de participation était légèrement inférieur à 50 %. Le nouveau statut a été en grande partie annulé par le tribunal constitutionnel le 10 juillet 2010.
Démographie
La communauté autonome de Catalogne couvre une superficie de 32 114 km² avec une population de 7 354 411 habitants (2008) à partir de laquelle on estime que les immigrants représentent 12,3 %.
La région urbaine de Barcelone comprend 3 327 872 personnes et couvre une superficie de 2 268 km² et environ 4 700 000 personnes vivent dans un rayon de 15 km de Barcelone. L'aire métropolitaine de la région urbaine comprend des villes comme L'Hospitalet de Llobregat, Badalona, Santa Coloma de Gramenet et Cornellà de Llobregat.
En dehors de Barcelone, il y a d'autres villes importantes, comme Tarragone, Sabadell, Lleida, Gérone, Mataró.
La région métropolitaine de Tarragone comprend 675 000 personnes et est la deuxième région métropolitaine de Catalogne.
En 1900, la population de la Catalogne était de 1 984 115 personnes et en 1970, on comptait déjà 5 107 606 habitants. Cette augmentation est due à l'expansion démographique en Espagne au cours des années 1960 et au début des années 1970 et aussi à l'exode rural en Espagne. Cette vague de migration est arrivée dans plusieurs régions d'Espagne, en particulier l'Andalousie, l'Estrémadure et Murcie.




